You are here: Home À LA DÉCOUVERTE DE L'INTUITION

À la découverte de l’intuition

L’INTUITION
Un innocent, condamné à la prison à vie

L’intuition est un « sens latent » , qui est réputé être une prérogative exclusivement féminine. En réalité, «tous les êtres humains » le possèdent, c’est un sens, tout comme les cinq autres, mais qui est incompréhensiblement laissé caché. Même les femmes ne l’utilisent pas d’une manière correcte, et pourtant elles se montrent capables de l’utiliser au moment opportun, quoique inconsciemment.

Combien d’hommes se sont étonnés de la capacité de leur compagne de « pressentir » des états d’âme négatifs chez des personnes apparemment gentilles et disponibles. Combien se sont vus prédire des comportements et des actions que rien ni personne ne laissait présager. Et quand leurs sensations et prédictions se révélaient exactes, la réaction était surprise et incrédulité. Combien se fient à des personnes qui semblent posséder cette capacité intuitive et demandent conseil lorsqu’ils doivent faire un choix, en amour ou sur le travail.

On a l’impression que quelqu’un à l’intérieur de nous-mêmes parle et envoie des « messages », que tous ne sont pas capables de capter.

L'être humain est en effet un parfait émetteur-récepteur radio, capable de capter tous les infinis

« signaux arc-en-ciel »

qui entourent la Terre, mais sa « RADIO » est bloquée et syntonisée exclusivement sur une station donnée.

Il y en a qui arrivent à tourner le bouton et qui se « surprennent » en entendant des voix et des sons inconnus, mais surtout « une voix mystérieuse », qui semble donner des conseils, souvent prémonitoires.

Les sociétés modernes craignent ce qu’on appelle le « 6e sens » et préfèrent le laisser caché et inutilisé, parce qu’il augmente la conscience individuelle, la vision d’ensemble, donnant des pouvoirs particuliers souvent mal utilisés, au détriment des autres. Et donc, contrairement à ce que faisaient les civilisations précédentes, on n’apprend pas à le stimuler et à le réveiller, ou alors dans des groupes restreints et sélectionnés.

Le pouvoir d’intuition, utilisé d’une manière consciente et instrumentale, peut devenir en effet très dangereux, au point que l’on préfère le garder enfermé dans la « prison de notre corps ». Il arrive parfois à sortir de la « cellule », où il est immédiatement confiné avec tous les accès murés.

Les clés pour y accéder, on nous fait les jeter dans les premières années de notre vie, et on passe le reste du temps à les chercher, même si elles ont toujours été à la portée de la main.

Je me suis efforcé de comprendre pourquoi ce sens est gardé dans cette « prison » inaccessible et pourquoi, comme beaucoup d’autres personnes, je n’essaye pas de le libérer, surtout depuis que j’ai appris directement son existence et que je l’ai expérimenté.

Ce fameux « 6e sens » est un « condamné à mort » innocent, enfermé dans une prison inaccessible, qui quelques rares fois seulement, en criant et en s’égosillant, arrive à se faire remarquer, mais l’effort est inutile. Et ainsi un individu peut arriver à la fin de son existence sans qu’il s’en aperçoive.

Platon a affirmé que :

« Le corps est la prison de l’âme »



Albert Einstein
exprimait ce même concept :

« Le mental intuitif est un don sacré, et le mental rationnel est un serviteur fidèle. Nous avons créé une société qui honore le serviteur et a oublié le don ».


L’intuition est le sens que l’âme utilise pour entrer en contact avec notre esprit, mais il semble que personne ne s’en rende compte. Ou plutôt on perçoit d’étranges signaux et avertissements, mais la plupart du temps ils restent inécoutés.

L’intuition n’est pas un sens comme les autres, c’est "le sens principal", que nous utilisons tous habituellement, sans cependant nous en rendre compte.

Amedeo Rotondi dans son livre « Una Voce misteriosa » (page 68) formule sa pensée en ces termes :

« Alors que nous voyageons dans les espaces sidéraux, attachés au grain de sable que nous appelons la Terre, vers une destination dite constellation d’Hercule par les astrologues, nous recevons des vibrations d’univers étoilés infinis et nous sommes immergés dans un océan d’ondes, de vibrations, de sonorités, d’images en dehors de la capacité réceptive de nos sens. C’est pourquoi nous n’en entendons aucune et elles sont comme inexistantes pour nous. Fort heureusement nous ne recevons que des stations sur lesquelles nous sommes syntonisés. La syntonie est en effet notre défense providentielle. Si nous devions les capter toutes, dans leur diversité et leur intensité, nous serions soumis à un tel bombardement que nous en serions anéantis ».

Notre corps, notre psyché est le plus parfait des appareils. L’homme a inventé des instruments de plus en plus capables de capter beaucoup de vibrations et il a progressivement oublié qu’il renferme en lui-même tous les mécanismes qu’il a créés : la radio, la télévision, le téléphone, la calculatrice, le magnétophone.

> Les hommes conversent entre eux et ils ne le savent pas <

Ils recueillent des milliards d’informations, qui sont enregistrées et archivées, mais qui restent totalement inutilisées. Il y a un ensemble d’activités psychiques, qui se déroulent sans aucun contrôle de notre part car elles n’arrivent pas au plan de la conscience et donc elles ont lieu à notre insu. On vit dans un état de perpétuelle inconscience psychophysique généralisée, qui nous empêche de nous rendre compte de ce que tout notre corps voit, écoute, perçoit, touche, goûte.

L’homme normal est comme assoupi

Il n’a pas conscience des sensations, des tensions, des mouvements de son corps, de ses gestes, des divers processus internes et surtout de qui ou quoi a généré et produit des émotions déterminées. L’individu moyen, par exemple, ne se rend pas compte qu’il reçoit des sensations spécifiques de ses viscères et de tous ses organes internes, car il n’a jamais appris à les reconnaître et à les classer correctement. Avec le temps il apprend à ne pas manger et à ne pas boire des aliments et des boissons que le corps n’assimile pas et refuse. Mais il n’est pas capable d’écouter les avertissements que son corps lui envoie quand il s’apprête à manger un aliment avarié ou à boire une boisson frelatée ou trop alcoolisée, que son foie n’est pas en mesure de supporter. Il en va de même pour les bruits et pour les odeurs. L’homme n’arrive pas à comprendre quand il est nécessaire de ne pas fréquenter certains lieux et certaines personnes.

Tout phénomène physiologique et émotionnel renferme un message, qui doit être décodé. Il faut interpréter d’une manière correcte ce que le corps a perçu et transmet.


Si avec une télécommande on peut agir à distance, pourquoi ne peut-on admettre qu’il y a des têtes humaines qui fonctionnent comme des télécommandes et des antennes radio > capables de recevoir des pensées, des signaux, des impulsions différents ?
Les pensées ne sont que des phénomènes bioélectriques et biochimiques produits par le cerveau humain, mais tout notre corps (pas seulement la tête et le cœur) émet de très faibles ondes électriques. Ce sont comme des ondes radio transmises avec l’ « alphabet morse », que nous n’avons pas appris à utiliser. Chacun d’entre nous a son propre

« alphabet personnel »

qui est différent selon les vibrations émises par les divers organes et parties du corps.



Nous sommes un système qui reçoit et transmet à chaque instant des milliards d’informations, des ondes physiques électromagnétiques hors de la portée de nos sens et de notre esprit.

Le corps,  comme tout le cosmos, est traversé par des ondes en tout genre dont nous ne savons rien. Nous sommes un ordinateur, qui reçoit et transmet des données à une infinité d’autres ordinateurs.

Cette quantité immense de données restent cependant dans la grande majorité des cas cachées et inutilisables, car nous ne sommes pas programmés pour les recevoir ou parce que notre système n’a pas la puissance nécessaire. Mais de temps en temps, en appuyant sur

> une touche <

jamais utilisée, sur l’écran de notre esprit apparaissent des images que nous ne parvenons pas à comprendre. Par inadvertance nous avons changé de canal  vibratoire, en nous déplaçant à une octave supérieure ou inférieure. Nous devons apprendre à connaître les énergies avec lesquelles nous entrons en contact et nous devons nous exercer à les utiliser et à les reconnaître comme il se doit. Nous devons arriver peu à peu à élargir notre conscience et notre sensibilité, en utilisant

> le canal préférentiel de l’intuition <

Il y a 30 ans, quand j’avais environ 40 ans, j’ai commencé à avoir des

< expériences intuitives >

et brusquement, sans m’en rendre compte tout de suite, j’ai commencé à éprouver ces sensations particulières, surtout lorsque je laissais « danser mon corps » sans plus le contrôler, jusqu’à ce que j’entre dans un état méditatif et « la voix intérieure » commençait à entrer en contact avec moi.

J’ai été largement surpris et incrédule quand j’ai découvert en moi cette « capacité latente » et j’ai essayé de m’en faire une raison, théorique plus que pratique, en allongeant les temps d’apprentissage et d’ouverture de ce canal.

Je me suis posé une infinité de questions et encore aujourd’hui je me demande :

> de quoi s’agit-il ? > qui parle ?  > qui ou quoi m’envoie des messages ? > c’est moi ou c’est un étranger ?  > j’ai des pouvoirs télépathiques ?  > y a-t-il quelqu’un qui me guide ?  > est-il possible que ce soit un ange gardien ou mon père qui me conseille du ciel ? > et si j’étais un extraterrestre ou quelque chose de ce genre ? je suis la réincarnation de quelqu’un ? > peut-être que je ne suis pas normal, est-ce que je divague ?

J’ai cherché pendant des années quelqu’un qui sache me donner une explication convaincante de ce comportement incompréhensible de l’individu et de la société : des sages vivants et des sages de papier. Chacun en donne une explication mais aucun ne pouvait me convaincre, car ils parlaient par allusions, utilisaient des métaphores ou des symboles plus ou moins hermétiques. J’ai trouvé des livres qui parlaient d’une manière plus explicite de cette « voix mystérieuse » en la reliant à l’intuition.

C’est ainsi qu’a commencé une recherche, tel un habile Sherlock Holmes.  Je cherchais des indices et des confirmations pour voir si cette capacité existait vraiment et découvrir qui était l’auteur de cette « voix intérieure », qui avait commencé à parler à moi aussi.

Il ne m’était pas clair en effet si >la pensée < qui faisait son chemin brusquement dans mon esprit était réellement la mienne ou d’un étranger. Certaines indications et certaines suggestions semblaient venir en effet d’un Guide, d’un Ange gardien. En bon occidental, j’ai essayé de me donner une explication logique, mais cela n’a pas suffi. J’ai utilisé des critères déductifs et inductifs, mais surtout j’ai tenté d’

expérimenter personnellement <

la méthode qui à chaque fois m’était indiquée comme la plus adaptée et efficace. Je cherchais à en comprendre les raisons théoriques et pratiques. Souvent je me suis trouvé dans un «labyrinthe» inextricable, d’où je sortais à chaque fois avec de grandes difficultés et encore plus de doutes.!!??

En effet, je n’arrivais pas à entrer en contact avec mon «intuition» et la chose me laissait déconcerté parce que la première fois cela m’avait paru simple et naturel. J’ai lu plusieurs livres d’auteurs orientaux et occidentaux, qui parlaient de leurs expériences et des méthodes utilisées selon leur culture et leurs traditions.

Un jour j’ai eu entre les mains un livre de Osho Rajneesch, qui affirmait qu’en Inde et en Chine avaient été trouvées > 112 techniques différentes < pour entrer en contact, à travers l’intuition, avec le

> soi intérieur <

Chacun m’inspirait quelque chose, me donnait une idée, qui me semblait la plus convaincante et la plus conforme à l’expérience que j’avais eue moi-même, pour essayer de retrouver «  le sentier perdu » et ce Moi prisonnier est désormais complètement silencieux. Ces années-là j’ai pénétré > mentalement < dans mon corps à plusieurs reprises, avec le même esprit qu’un chercheur qui fait des expériences dans son laboratoire. J’évaluais chaque indice, le moindre signal dans un esprit moderne, avec la méthode la plus scientifique possible, déductible et inductive, en comparant continuellement les convictions auxquelles j’étais arrivé au sujet de phénomènes déterminés avec les interprétations pour ou contre. Afin que mes considérations soient difficilement contestables par un interlocuteur méfiant

> mon esprit rationnel <

je lui montrais les éléments et les signes les plus significatifs, que j’avais respectivement recueillis et identifiés, et qui m’ont convaincu de l’existence de ce «  prisonnier innocent »,  caché dans la cellule plus secrète totalement à l’insu du propriétaire du corps.

Je me suis comporté comme un « chasseur » expert, capable de reconnaître sa proie grâce à des détails minimes qui échappent à l’attention des autres. Le chasseur suit ce qu’il ne voit pas, reconstruit les formes et les mouvements de proies invisibles à partir de formes dans la boue. Le chasseur renifle, enregistre, interprète, classifie des traces insignifiantes pour quiconque : un fil de bave, une touffe de poils, comme dans la « fable des trois fils du roi de Serendip» (voir annexe).

Tom Brown dans son livre « The Tracker » exprime d’une manière métaphorique cette approche méthodologique :

« Quand quelqu’un déplace quelque chose chez vous, vous vous en apercevez. Quand quelqu’un déplace quelque chose dans la forêt, moi je m’en aperçois »

L’homme normal ne perçoit pas toutes les choses qui sont intentionnellement déplacées dans son corps, dans son esprit et dans son cœur. Et  surtout

> qui en est le véritable responsable <

Ma recherche s’est prolongée pendant plus de trente ans et je crois être arrivé près de là où est enfermé depuis la nuit des temps

> Mon Vrai Moi <

J’ai parcouru plusieurs sentiers et, comme dans un labyrinthe inextricable, je me suis souvent trouvé dans l’obligation de retourner en arrière et de changer de direction. Au début ce n’était qu’un processus de réflexion tout à fait personnel et privé avec lequel j’essayais de comprendre et d’approfondir les aspects rationnels de ce  < 6e sens > ainsi que les techniques et modalités élaborées dans le temps pour le stimuler et le réveiller.

À un moment donné il m’a paru opportun de raconter ce "voyage" dans les profondeurs de mon vrai

> Moi <

de ce monde apparemment invisible et inaudible, en mettant en évidence « les indices » qui m’ont convaincu de l’existence de l’intuition dans chaque personne et de comment, de tout temps, en parcourant ce sentier ou d’autres sentiers, quelqu’un a réussi à trouver la sortie du labyrinthe et à ouvrir la cellule.

Beaucoup d’auteurs de l’Antiquité jusqu’à nos jours ont raconté ce « voyage » avec des fables et des mythes, en nous indiquant le parcours avec des symboles souvent incompréhensibles. Ce que j’ai tenté de faire en 2009 en ouvrant ce  blog :

> SOS COLLEMAGGIO <

ouvert au public. J’ai tenté de faire participer mes lecteurs aux expériences que j’ai vécues personnellement et avec mon ami Eddy Seferian, un médium arménien que j’ai connu en 1997, doté de ce

> 6e sens <

mais surtout de pouvoirs qui lui permettent de dialoguer avec des êtres et entités appartenant au monde qui nous entoure à divers niveaux.

le scribe des anges

Exactement comme le Prof. Mario Bruschi de l’Université de La Sapienza à Rome, photographié ici pendant une méditation (la photo m’a été envoyée par Fiorentina Richeldi, que j’ai connue à L’Aquila lors de la fête de la Perdonanza (le Pardon), à mon retour du voyage à l’Aconcagua), alors qu’ « un ange » est à côté de lui et lui parle (!?), exactement comme les Archanges ont fait tant de fois avec Eddy.

Ceux qui ont vu la photo m’ont répondu sans hésiter que c’était

«un photomontage»

Et si c’était au contraire une image vraie, qui reprend

« le dialogue entre deux êtres »

qui flottent dans deux dimensions différentes, exactement comme sur l’image, qu’a « vus » l’appareil photo durant la célébration de la messe à l’église de la Sapienza à Rome : et qui ne paraît certes pas un

? « photomontage » ?

Des photos qui laissent perplexes, comme celles reçues de Francesca Drago, qui représentent «  une petite fée » dans l’église d’Auroville en Inde.

Eddy « voit » justement sans besoin d’un moyen technique quelconque. Il voit, comme je le dis dans l’introduction du livre

« La Grande Opera »

depuis qu’il était petit, et « sa vue », contrairement à la majeure partie des hommes et des femmes, ne s’est jamais éteinte (!).

Lorsqu’on se trouve devant certaines images, il y a lieu de se demander s’il s’agit d’habiles « photomontages » ou  d’ « images vraies ».  Avec ce travail – où je raconte les expériences vécues personnellement et les indices que j’ai recueillis au fil des ans – j’ai essayé de donner des «réponse ».

J’ai utilisé une méthode polyphonique, qui ne vise pas à atteindre des certitudes, mais en tenant compte de points de vue différents et, dans quelques cas décidément opposés, ne cherche pas la

« vérité » mais la « plausibilité »

Avec ce travail j’ai essayé surtout de conserver la distinction entre le monde exotérique (celui que la plupart des gens perçoivent et reconnaissent) et le monde ésotérique (celui hors de la portée des 5 sens, qui sont normalement utilisés) :

??!! un monde invisible et inaccessible !!??

C’est le récit de la progression d’un pèlerin, imprégné de culture et de méthodes d’investigation tout occidentales, qui, arrivé à la fin du voyage, a retrouvé son

> intuition <

Il essaye de convaincre le pire des Saint Thomas vivants, qui ne croit pas en 

> l’existence d’autres mondes et d’autres êtres <

extrêmement méfiant mais sans préjugés, qui ne nie pas l’existence de l’intuition par parti pris, mais qui essaye de toutes les manières possibles de démonter la thèse contraire.

Les gens de notre temps croient en effet que tout ce que nous savons nous parvient à travers nos 5  sens corporels (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher). Ils sont convaincus que le monde est exactement et exclusivement ce que l’on voit, entend, perçoit ou touche, et en conséquence répriment et éliminent inconsciemment toute information qui n’est pas conforme à leur vision du monde.

Steiner disait dans une conférence sur la nature des couleurs : «On pourrait en effet avoir raison sur le visible et sur le compréhensible et toutefois porter un jugement erroné ».

Certains d’entre vous ont peut-être vu le film avec Robin Williams
« Le cercle des poètes disparus »
(Carpe Diem).



Vous rappelez-vous quand il invitait ses étudiants à monter sur les tables pour voir
? le monde d’un point de vue différent ?


Ce n’est pas mon intention d’imposer mon point de vue, ni les conclusions aux quelles je suis parvenu après ce long parcours, mais j’invite seulement le lecteur à monter sur la table comme dans la scène du film

« Le cercle des poètes disparus »

où le professeur invite ses élèves à monter sur leur table après avoir arraché toute l’introduction du manuel de littérature qui anticipait et donnait « un avis ‘pro veritate’ », empêchant ainsi aux jeunes élèves de se faire une opinion directe et personnelle de l’œuvre des divers auteurs.

J’ai trouvé cette scène particulièrement symbolique et stimulante parce qu’elle invitait les spectateurs à suivre le conseil du professeur et observer, eux-mêmes et le monde, à 360°, en changeant continuellement de perspective et en éliminant préjugés et opinions enracinées.

Voici quelques-unes des « questions » que je me suis posées et que je pose à nouveau à chacun d’entre vous
:

>
Autour de nous y a-t-il quelqu’un ou quelque chose ?
> Et si cette personne ou cette chose existe, comment pouvons-nous entrer en contact avec elles ?
> En nous y a-t-il quelqu’un ou quelque chose ? 
> Cette personne ou cette chose se trouvent-elles dans la tête ou même dans d’autres parties du corps ? 
>  Comment peut-on entrer en contact avec elles ?


Avec ??!! « l’intuition » !!??
Eh bien

« oui »

> C’est exactement ce que chacun devrait faire<

Au lieu de tout regarder par la petite fenêtre de la> cellule < où son intuition est depuis trop longtemps enfermée, il devrait commencer à observer depuis la terrasse,

! à regarder tout autour de nous à 360° !
Tout deviendra alors

« intuitivement »

« merveilleux et réel »

cœur à cœur

Me. Giovanni Salvati

Un homme ne peut changer le monde
mais il peut diffuser un message    
qui peut changer le monde

Notes

La découverte du 6e sens : l’intuition <>Serendipity

Quelles sont donc les méthodes modernes pour entrer en contact avec
« sa conscience » ?

La conscience est souvent traitée comme une intruse, qui n’arrive pas à garder le contact avec ses centres vitaux.
Au fil des siècles, elle a été identifiée tour à tour avec « l’âme », l’ « esprit », le « Soi supérieur » ou « Surmoi », bref toujours avec quelque chose de non physique, hors de la portée des sens et de notre corps.
Selon beaucoup de traditions, le contact direct avec l’ « Esprit supérieur » se produit par l’intermédiaire de l’intuition, un sixième sens assoupi et peu utilisé.
La science moderne cherche à le « redécouvrir » et à le trouver dans le corps.
Souvent dans les anciennes traditions on parlait d’ « intelligence du cœur »,  pas dans le sens de « cœur physique », c’est-à-dire le muscle qui pompe le sang, mais de «cœur énergétique», qui dans la religion catholique est représenté par l’image du Sacré Cœur de Jésus.
Pour d’autres cultures et religions, ce « Soi supérieur » se trouverait dans le cerveau, dans le corps calleux qui sépare les deux hémisphères.
Chez certains peuples de l’Antiquité, ce corps calleux était moins solide, et permettait un meilleur échange entre les deux hémisphères. Appelé dure-mère, il a la forme d’un croissant de lune et se compose de millions de fibres nerveuses, qui assurent la collecte et l’échange d’informations.
Les anciens Égyptiens le représentaient dans la déesse Sekhmet comme un croissant de lune, à l’intérieur duquel ils mettaient un cercle d’or. Quelques historiens pensaient que ces deux symboles représentaient la lune et le soleil. Pour d’autres les deux symboles voulaient plutôt indiquer l’ « illumination » de la divinité, qui avait en équilibre parfait les deux hémisphères, le droit et le gauche (cercle d’or), soutenus par la dure-mère (le croissant de lune).
Dans la tradition chrétienne, les saints sont représentés avec « un cercle d’o »r derrière la tête (auréole), qui signifie que leur esprit s’est réveillé et a été illuminé.
On entend souvent dire que dans cette période historique les hommes sont comme endormis et qu’ils bougent comme des automates, convaincus de contrôler tous leurs actes et leurs sentiments.

M. Feldenkrais (Énergie et bien-être par le mouvement, éd. Dangles, 2009) reprend une métaphore des écoles ésotériques tibétaines qui compare l’homme à une voiture  dont les occupants sont les désirs, les chevaux sont les muscles, et la voiture elle-même, le squelette. La conscience est le cocher. Tant que le cocher dort, la voiture est tirée dans toutes les directions, sans but. Chaque voyageur va dans une direction différente et les chevaux suivent des routes différentes. Mais quand le cocher est éveillé et tient les rênes, les chevaux tirent la voiture et conduisent chaque voyageur là où il veut aller. Lorsque la conscience arrivera à être en accord avec le sentiment, les sens, le mouvement et la pensée, la voiture filera sur le bonne route.


Le pèlerinage des trois fils du roi de Serendip (1)

Le Roi de Serendip envoya ses trois fils «en pèlerinage » de par le monde,  pour mettre à l’épreuve leur sagesse.
[…]Un jour, alors qu’ils se trouvaient dans le pays du roi Bahram, ils rencontrèrent  un chef de caravane qui leur demanda s’ils n’avaient pas vu un chameau.
L’aîné demanda à l’homme si par hasard son chameau était borgne, le puîné demanda s’il lui manquait une dent,  le cadet demanda s’il boitait.  Les réponses étant affirmatives,  ils indiquèrent au chamelier la direction que l’animal avait prise selon eux.
Malgré ses recherches, l’homme n’arriva pas à trouver l’animal.
En retournant en arrière, il rencontra de nouveau les trois fils du roi de Serendip et les accusa de s’être moqué de lui.
Comme preuve de leur bonne foi, chacun des frères indiqua à l’homme un nouvel indice : le premier dit que le chameau transportait deux chargements, d’un côté du beurre et de l’autre des pommes.  Le second dit que le chameau portait une femme, tandis que le troisième précisa que la femme était enceinte.  
Le chamelier, n’ayant pas trouvé l’animal, accusa les trois jeunes de le lui avoir volé et ils furent arrêtés. Ils déclarèrent au procès n’avoir jamais vu l’animal, mais avoir compris qu’il s’agissait d’un chameau avec ces caractéristiques seulement à partir de simples indices relevés en examinant le terrain. Le roi ne crut pas à leur histoire et les condamna.
Les trois jeunes allaient être exécutés, quand le chameau réapparut.  Le chamelier, s’étant rendu compte qu’il ne pouvait avoir été volé par les trois garçons, invita le roi à annuler la sentence de mort.
Le Roi Bahram annula la sentence et libéra les trois frères, mais il les fit conduire dans son palais, car il était curieux de savoir quels étaient les indices qui leur avaient permis de reconnaître les caractéristiques précises de ce chameau.  
Les trois fils du roi de Serendip, à la présence du roi et de tous les dignitaires de la cour, dévoilèrent l’énigme, suscitant l’émerveillement de tous et conquérant la plus grande estime du roi.  
Le premier expliqua qu’il avait compris que le chameau était borgne  parce qu’il avait remarqué qu’il avait mangé la bonne herbe seulement d’un côté et pas de l’autre. Le second avait compris que l’animal pouvait avoir perdu une dent parce que sur le sol, où l’herbe avait été broutée, il en restait toujours une touffe intacte. Le troisième expliqua avoir déduit qu’il boitait d’après les empreintes des sabots, dont une montrait que l’animal traînait une patte.
« Et les trois autres indices? » demanda le roi.
L’aîné répondit qu’en suivant les empreintes du chameau sur un mille, il avait remarqué d’un côté de la route une multitude de fourmis, attirées par la graisse du beurre, et de l’autre, beaucoup de mouches, friandes de ce type de pommes.
Le deuxième frère affirma avoir deviné que le chameau portait sur sa bosse une femme, notant , là où le chameau s’était agenouillé, l’empreinte d’un pied humain et des traces d’urine. Ayant senti l’urine, il avait été assailli par une « concupiscence charnelle » et avait déduit, à cause de la forme de l’empreinte également,  qu’il s’agissait d’une femme.
Le cadet expliqua qu’il avait deviné que la femme était enceinte parce que, en face de l’empreinte du pied, il y avait aussi des traces de mains, signe que la femme s’était relevée en s’aidant de ses mains parce qu’elle était alourdie, donc avec un gros ventre.  
Le Roi fut si frappé de leur sagacité qu’il se rendait souvent en cachette près de leur chambre pour écouter quand ils racontaient les aventures de leur voyage.  
L’estime du roi à l’égard des trois jeunes était si profonde qu’un d’entre eux, à sa mort, devint son successeur, tandis que l’aîné, de retour chez lui, prit la place de son père et le troisième frère devint le roi de l’Inde.(1)


Triangles bleus (2)

J’avais une boîte de couleurs,
brillantes, nettes et vives,
J’avais une boîte de couleurs,
certaines chaudes, d’autres très froides.
mais je n’avais pas le rouge pour le sang des blessés,
ni le noir pour les pleurs des orphelins,
et je n’avais pas le blanc
pour les mains et les visages des morts,
ni le jaune pour les sables ardents.
Mais j’avais l’orangé pour la joie de vivre,
et le vert pour les bourgeons et les nids,
et le bleu des splendides ciels clairs,
et le rose pour les rêves et le repos.
Je me suis assise et j’ai peint la paix.
Beer Sheba


1) Histoire tirée d’un recueil de nouvelles persanes écrites par un Arménien du nom Cristoforo Armeno en 1500 et éditées en 1557 à Venise par Michele Tramezzino ; elles ont été publiées en Italie sous la direction d’Enrico Cerulli dans les actes de l’Accademia Nazionale dei Lincei (huitième série, 1975, p. 251-257).
2) De Triangles bleus, poème d’une petite fille israélienne de 13 ans.