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L’histoire de la mort de le Taureau "Amigo"

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« J’avais demandé à Hemingway de me laisser son histoire »


http://ricerca.repubblica.it/repubblica/archivio/repubblica/2006/09/17/chiesi-hemingway-di-regalarmi-la-sua-storia.htm

................ Je me dirigeai donc vers l’entrée du bistrot en me faufilant entre les tables où se pressaient les aficionados, et je remarquai parmi eux deux messieurs d’un âge avancé, à l’air digne, en veste et même avec une cravate, bref qui tranchaient avec le reste des personnes dans la salle. Un d’entre eux portait une casquette anglaise, un cap de couleur verte. Il avait une belle barbe blanche bien entretenue et sirotait une anisette dans un grand verre.J’avais l’impression de l’avoir déjà vu quelque part et je me demandais où, tout en buvant ma bière, quand un serveur annonça en rentrant: «Otro anis para el senor Hemingway» Voilà qui c’était, me dis-je. Je l’avais reconnu, c’était bien lui, mais en réalité je n’avais pas osé l’espérer. Entre autres si près de moi que je pouvais lui adresser la parole, et pourquoi pas lui demander un autographe.

Hemingway. Je ne cessais de me le répéter, pensant déjà à ma chance inouïe, à tout ce que j’allais pouvoir raconterà mes amis du tennis, mais surtout à mes camarades de l’Université, en premier lieu Alberto Arbasino. Je restai là admirer l’écrivain depuis la porte d’entrée et comme par enchantement un guéridon se libéra à côté d’Hemingway et de son ami.

Je me précipitaià occuper cette place de choix et, avant même de commander une anisette, je donnai une peseta de pourboire au serveur pour m’assurer de sa bienveillance.J’étais suffisamment proche pour entendre Hemingway, et son anglais pas du tout argotique, sa prononciation claire et élégante, me permettaient de suivre la conversation, un peu comme si j’étais assis à leur table. Je compris aussitôt qu’il parlait d’une histoire qui probablement, avant de paraître dans un livre relié, allait être publiée dans un grand magazine.

Il s’agissait d’un «mano a mano » entre Ordonez et Dominguin, et ce reportage qui l’avait déjà obligé à suivre les deux plus grands matadors espagnols de l’époque devait l’occuper encore jusqu’à la fin de la saison. Son ami devait être au courant detoute l’histoire, y compris de la prédilection d’Hemingway pour Ordonez.


Mais je le vis surpris, certes pas autant que moi, quand Hemingway s’arrêta brusquement pour affirmer: « c’est une belle histoire, d’accord ». Un autre morceau de

« Mort dans l’après-midi » « Death in the Afternoon »

un livre qu’il ne terminera jamais, comme du reste je l’ai écrit dans la postface.

« Il y a cependant une autre histoire qu’on m’a racontée l’autre jour à propos de Rafael Romero»

«Mais il vient de mourir», s’empressa d’interrompre l’ami

Hemingway fit un signe affirmatif

«Mort d’une façon paradoxale, une chose qui se produit tous les cent ans »

De nouveau l’écrivain acquiesça, et hocha même la tête, longuement, comme s’il éloignait cette idée et avait du mal à s’y habituer. « Je ne sais même pas si on peut la croire jusqu’au bout, mais ma source est Carlos de Toledo, le peón de confiance de Romero. Un homme qui le suivait toujours, à la fois une sorte de grand frère de la cuadrilla et de majordome du pauvre toréador. Carlos n’avait vraiment pas l’air de me mentir, même si nous savons parfaitement que les gens tendent à romancer ce qu’ils me racontent ».

L’ami approuvait et Hemingway recommença à parler.

« Tu sais que tout matador qui connaît le succès après être parti de rien est déterminé à fonder une ganadería, un élevage. Ils sont très peu à échapper à la règle, pense à Nino de La Palma ou à Marcial Lalanda. Comme ça a été le cas pour Romero. Il y a cinq ans – il avait donc exactement quarante ans -, il a commencé à prendre des informations et même des initiatives en faisant des visites cibléesdans toute l’Andalousie, où comme tu sais il était né : il était de Séville ». «Dans le barrio de Triana», précisa l’ami. «Un lieu d’où sont sortis Belmonte et Gitanillo».

«C’est exact», continua Hemingway. « Lors de ces visites, Romero était prié presque toujours de toréer avec la cape un novillo, et d’exprimer un de ses avis infaillibles. Un jour, chez les Peralta, on lui proposa entre autres un splendide novillo colorao. Fasciné par ces qualités, Romero resta sur la plazuela pendant beaucoup plus longtemps que d’habitude.

Le novillone paraissait jamais fatigué, et il y avait dans son agressivité comme de la gaieté, comme s’il comprenait qu’il s’agissait vraiment d’un jeu et que cet hommedevant lui, engoncé dans un traje de corto, n’avait aucune intention de lui faire du mal. Mais à un moment donné, fatigué après l’éniè melance, une attaque, plia les jarrets.

Avec un sourire le matador lui donna alors une franche caresse sur la nuque. Et, dans l’incrédulité générale, on vit le novillo lécher la main dumatador, comme un gros chien.

Lorsque la tienta arriva à sa fin, et que le matador s’assit pour déjeuner, les langues allèrent bon train : mais, bien que parmi les personnes présentes il y eût des taurinos avec une longue expérience, aucun d’entre eux ne se souvint d’avoir assisté à quelque chose de semblable, ni d’avoir lu quoi que ce soit sur ce sujet ». « Moi non plus », observa l’ami, « je n’ai jamais rien entendu de tel. Mais tu es sûr que ce n’est pas une légende ?»

Hemingway secoua la tête.« Laisse-moi continuer et tu verras », répondit-il.

«Un an plus tard, Romero se retrouva dans la même ganadería. Mon informateur n’a pas su me dire s’il y était retourné seulementparce qu’il était intéressé à acheter une propriété qui lui plaisait, avec cet élevage de taureaux de grande caste, et la dehesa, un terrain particulièrement adapté à cette activité.

Quoi qu’il en soit, il demanda de nouveau de toréer les meilleurs taureaux, et il se retrouva vite face à celui qui lui avait léché la main, une bête dont le nom avait été enregistré comme Amigo.

Sa satisfaction fut totale, et il toréa même avec une admiration évidente. Et à la fin de la tienta, dans la surprise générale, Amigo s’inclina, et « lécha la main de Romero».

 

« J’ai du mal à te croire », entendis-je remarquer par l’ami. « Si ce n’était pas toi, si celui qui te l’avait raconté n’était pas un type sérieux comme Carlos de Toledo, je penserais à un canular ». « Attends », l’exhorta l’écrivain. «C’est arrivé il y a trois ans. Romero était la principale attraction de la Feria de Jerez de la Frontera.

Il avait déjà toréé le premier jour, d’une manière sublime comme d’habitude, méritant deux oreilles et une queue. Le dernier jour c’étaient les taureaux de Peralta qui l’attendaient et, en visitant les stalles, avant même qu’il puisse reconnaître Amigo, celui-ci avec un mugissement s’avança vers le portillon et le poussa avec le museau,comme si lui aussi avait reconnu Romero.

Le matador révéla à Carlos qu’il ferait n’importe quoi pour ne pas être obligé de tuer cet animalqui lui montrait une affection canine. Mais les règlements sont sévères. Il pouvait juste espérer qu’Amigo ne soit pas un de ses deux taureaux tirés au sort,ou mieux encore, qu’il reste sobrero, de réserve.

C’est juste le contraire qui se produisit. Amigo fut tiré au sort comme derniertaureau de Romero, qui se prépara à l’après-midi, comme le rappelait Carlos, avec une attention qu’onne lui avait jamais vue. Le grand professionnel qu’il était toréa le premier de ses taureaux et en remporta les oreilles et la queue. Puis il s’apprêta à affronter Amigo, le dernier taureau de l’après-midi.

Au moment où Amigo fut poussé dans l’arène, son allure magnifique fut reçue avec de grands applaudissements. Mai savant que les peones achèvent le premier passage, sa mansuétude déclencha aussitôt sifflets, huées et même insultes.  Cependant, quand Romero avança, le taureau l’affronta en chargeant sur une ligne droite impeccable, mais dès qu’il futprès du corps du matador il fit un écart pour s’en éloigner.

Romero en arriva alors à suggérer au picador de ne pas trop maltraiterl’animal, et il délégua peu après à d’autres le soin de placer les banderilles, alors que d’habitude il les plaçait lui-même. On arriva ainsi au tercio de muleta avec un animal en trop bon état, même,et un matador qui, pour la première fois de sa vie, arborait une expression étonnamment perplexe.

Et, contrairement à ses habitudes, Romero sembla préférerquelques passes naturelles aux passes de poitrine coutumières, les pases de pecho, plus risquées. Quelques sifflets, que firent taire aussitôtles applaudissements de la majorité du public, vinrent saluer cette attitude insolite du grand matador, qui à la fin parut traîner tellement en longueur que des tribunes commencèrent à se faire entendre les incitations au rythme syncopé

« Mátalo» <>  «Mátalo»

Jusqu’à ce que, avec une décision soudaine, on vit Romero prendre el estoqueenveloppé dans la muleta. Il s’approcha du taureau, qui parut surpris de son attitude,et resta immobile, à le regarder, comme s’il était à bout de forces ». «Mais il n’avait pas perdu beaucoup de sang », observa l’ami. « Très peu », confirma Hemingway. « Seulement, il ne bougeait pas. Ce fut alors le matador qui alla vers lui, avec une lenteur,une hésitation que personne ne lui connaissait. Après un dernier arrêtil se décida enfin à frapper l’animal, qui resta immobile, comme si la lamelui avait tranché net la moelle épinière.

Romero avait fermé les yeux, quand l’aviso, l’avertissement venant de la loge du Président, le poussa à se retourner, et à lever péniblement ses bras, quasiment écrasé par la fatigue.

Ce fut à cet instant-là que, avec une sorte de bond en avant, Amigo l’encorna dans le dos,

avant de s’écrouler sur lui de tout son poids.


Carlos,qui était accouru le premier, me juraqu’il avait trouvé la bave del’animal sur une manche du traje de luces, l’habit de lumières de Romero»

«Et il mourut tout de suite ?»

« Il est mort rapidement » précisa Hemingway

« avant que l’ambulance n’eût atteint l’hôpital »


'La muerte de un torero’, de Daniel Vázquez Díaz

En prononçant ces derniers mots l’écrivain héla le serveur et lui tendit rapidement un billet de banque. Son ami et lui se levèrent et s’éloignèrent en fendant la foule qui le reconnaissait et le saluait joyeusement. J’allais le revoir, assis à des places de choix sur la plaza, ou dans son bar habituel, le Txoko. Jusqu’à ce que, le dernier jour dela feria, grâce à une place debarrera que m’avait offerte un éleveur, je me retrouvai assis près de lui au premier rang, suffisamment proche pour pouvoir lui adresser la parole. Je trouvai le courage de me présenter, et de lui dire dans mon meilleur anglais que j’étais un de ses lecteurs, mais aussi un journaliste avec des velléités littéraires. En souriant Hemingway se mit à parler de Cipriani, de San Siro, bref de tout ce qui lui tenait à cœur dans notre pays.Ainsi encouragéj’osai alors lui demanders’il pensait inclure l’incroyable histoire de Romero dans le livre qu’il était en train de préparer. Après un instant de réflexion il me répondit, en espagnol,«Quien sabe», puis en anglais : «Whok nows?».

Je répliquai que l’histoire m’avait tellement passionné que j’aurais bien aimél’insérer dans un Reisebilderque j’étais en train de publier dans ‘Il Giorno’. Il sourit de nouveau, ajoutant que l’on pouvait proposer un gentleman agreement : s’il ne l’utilisait pas lui-même, je pourraisla raconter. Ceci dit, il se retourna vers les personnesqui l’accompagnaient et n’échangea qu’une ou deux phrases de courtoisie avec Gil et moi jusqu’à la fin dela corrida.Depuis ce jour-là, moi qui suis déjà un lecteur acharné d’Hemingway, j’eus une nouvelle raison pour me renseigner, grâce entre autres à celle qui allait devenir mon agent littéraire américain,Carol Mann, sur tout ce que publiait Papa, comme beaucoup commençaient à l’appeler. Mais, ni de son vivant ni après sa mort, rien ne parut ayant la moindrerelation avec l’histoire de Romero et Amigo. Après toutes ces années je me suis donc résolu àraconter le plus fidèlement possible le récit que j’avais entendu à Pampelune. Un hommage en toute humilité à un grand écrivain, de la part d’un scribe inadéquat. (© 2006 Gianni Clerici. Publiécomme convenu avec l’Agence littéraire Roberto Santachiara)

« Hemingway et son matador»

http://ricerca.repubblica.it/repubblica/archivio/repubblica/1998/12/22/hemingway-il-suo matador.html

Ronda,« En muerte de un maestro del toreo ». Hier, alors qu’un air froid insolitesoufflait de la Sierra Nevada vers Malaga, à la cinco de las tarde, comme il est se doit lorsqu’il s’agit de corridas et matadores, les cendres de don Antonio Ordonez ont été dispersées sur le sable de l’arène de Ronda, la petite ville andalousequi l’a vu naître en 1922. En un endroit précis, du côté de la puerta de chiqueros, le portillon que les taureauxfranchissent avant d’entrer en piste sur le ruedo, le cercle de combat, dont le diamètre oscille en généralentre 45 et 60 mètres. Ainsi l’Espagne la plus profonde et traditionnelle a-t-elle célébré la disparitiond’un de ses derniers grandshéros, carc’est ce que sont les toreros les plus célèbres et acclamés. Et tout le monde–même la gauche qui pendant des décennies avait diabolisé les corridas parce qu’elles plaisaient à Franco –avait crédité à Ordonez

« une catégorie artistique exceptionnelle »

Il était le plus élégant. Le plus rigoureux : « torero de epoca », comme le décrirent les philosophes Fernando Savater et Victor Gomez Pin durantle cours intitulé «La tauromachie d’Antonio Ordonez » au Cercle des Beaux Arts de Madrid.

Dans la géométrie symbolique des gestes et des mouvements qui rend la corrida métaphysique et la transformeen quelque chose qui n’est passimplement un combat, mais un défi de l’homme à la Mort toujours aux aguets, ce rituel funèbre extrême aussi a le style parfait et solennel des extraordinaires véroniques de don Antonio, le plus « classique » des toreros de ce siècle, le grand rival de Luis Miguel Dominguin (dont il était le beau-frère), gardiensévère et indiscuté dela tauromachie, inspirateurde poètes, peintres et écrivains comme Rafael Alberti, Hemingway, Picasso... À propos d’Hemingway, et de beaucoup de citations faciles. Un fil a uni toute la vie durant l’Américain à don Antonio.

Dans Le soleil se lève aussi’ (1926, titre original ‘The sunalsorises’), Hemingway emprunta à un fait divers l’idée pour esquisser la figure de Pedro Romero, jeune torero superbe etélégant âgé de dix-neuf ans : Romero n’est autre que « El Nino de la Palma », surnom de Cayetano Ordonez, le père d’Antonio. C’était le 11juillet 1925, à l'arène de Pampelune «El Nino», l’immense Juan Belmonte et Marcial Lalanda se relayaient, les taureaux étaient de Gamero Civico: Romero ne s’arquait jamais, il était toujours droit, pur et spontané. « Les autres se tordaient comme des tire-bouchons, les coudes en l’air, et s’inclinaientcontre le flanc des taureaux après que les cornes étaient passées pour donner le sentiment du danger. Toute cette artificialité finissait par sembler laide et causait une impression déplaisante », écrivait Hemingway. « La façon de combattre de Romero créait une émotion réelle parce qu’il gardait une pureté de ligneabsolue dans ses mouvements et toujours tranquillement, calmement, il laissait chaque fois les cornes le frôler. »Trente-trois ans plus tard, pendant l’été 1959, l’auteur de Le soleil se lève aussi’ doit écrire pour Life une série de reportages consacrés à la rivalité fière et spectaculaire qui opposait Dominguin à Antonio Ordonez. Comme cette journée de juillet 1925,« Papà Ernesto »resta ébahi devant la perfection du fils de « El Nino ». Au point qu’il décida de ne rien changer. C’est-à-dire qu’il décrit le fils avec les mêmes mots qu’il avait utilisés pour décrire le père dans Le soleil se lève aussi’. Ni plus ni moins.

Une amitié forte, intense, naquit entre les deux hommes: Ordonez participa à mille corridaset tua deux mille taureaux, Hemingway écrivit encore une nouvelle sur le torero « aristocrate », contribuant à en faire une légende vivante. Seule Oriana Fallaci le dépeignit comme un «ranchero fasciste», mais à l’époque c’était la mode de dire du mal des corridasparce qu’elles étaient considérées comme un phénomène de droite. Aujourd’hui le débat avec les arguments pour ou contre s’est atténuéet on en réévalue le sens anthropologique, l’héritage culturel, et même la religiosité. Aujourd’hui on a posé des roses écarlates – celles qui plaisaient à don Antonio – à côté du piédestal de sa statue, devant le palais majestueux de la Maestranza de Ronda, l’éternité d’une sculpture en bronze qui le représente bombant le torse devantune véronique. Leonardo Coen 22 décembre 1998

Barcelone a décidé : la corrida est interdite

http://www.corriere.it/esteri/10_luglio_28/corrida-abolita-catalogna_b9b02492-9a2c-11df-8339-00144f02aabe.shtml

Le parlement catalan a approuvé l’abolition dans la région du spectacle avec les taureaux, mais la corrida n’est pas encore interdite dans d’autres régions, en particulier à Madrid, où les descendants de

« Toro Amigo »

< Deslío> et < Fetén >

ont vengé leur ancêtre en encornanttrois toréadors et en faisant suspendre  la corrida.

Sorteados cuatro toros de El Ventorrillo y dos toros de Los Chospes en Madrid

Le tirage au sort a sélectionné quatre taureaux de l’élevage El Ventorrillo et deux taureauxde l’élevage Los Chospes pour la corrida de Madrid, mardi 20 mai 2014

 


NÚM

NOMBRE

PESO

PINTA

MATADOR

20

DESLÍO

532

NEGRO LISTÓN

DAVID MORA

22

ENTRETENIDO

490

COLORADO

ANTONIO NAZARÉ

7

FETÉN

537

CASTAÑO SALPICADO

JIMÉNEZ FORTES

12

ALI-ROTA

579

NEGRO LISTÓN BRAGADO MEANO

DAVID MORA

46

CENTINELA

529

NEGRO MEANO

ANTONIO NAZARÉ

68

CORCITO

565

NEGRO BRAGADO MEANO

JIMÉNEZ FORTES

SOBREROS:

6

CHALANA

520

NEGRO LISTÓN CHORREADO

De El Cortijillo

2

EXTREMEÑO

561

COLORADO

De Torrealba












 

« los dos toros que consiguieron que se suspendiera la corrida »
https://quererlalibertad.wordpress.com/2015/05/13/deslio-y-feten-los-dos-toros-que-consiguieron-que-se-suspendiera-la-corrida/

< Deslìo>

numéro 22, pelage noir, 537 kg, del’élevage El Ventorrillo.

< Fetén >

numéro 7,pelage negro salpicado (foncé avec petites éclaboussures plus claires), 537 kg, de l’élevage ganadería de Los Chospes, né le 8/08/2008, aurait dû être le troisième taureau de la douzième corrida de la ‘feria de San Isidro’ de Madrid

> La corrida est suspendue, ayant été remportée par les taureaux<

Victoire des taureaux et suspension de la corrida à Madrid. Cela faisait 35 ans que ce n’était pas arrivé. Mais c’est ce qui s’est passé hier sur la plaza de toros de Las Ventas lors du douzième combat des Fêtes de la San Isidro, le Saint patron dela capitale espagnole.

Les trois toreros engagés dans les combats ont en effet été encornés tous les troiset ainsi la corrida a été suspendue parmanque de matador.

Madrid, sospesa la corrida: incornati tutti i toreri

incornati-foto.html

Il s’agit d’un événement très rare, et ce n’est que la troisième fois dans l’histoire de la Fiesta di San Isidro qu’une corrida est annulée du fait de la suprématiedes taureaux. Après à peine une heure de spectacle dans l’arène les haut-parleurs ont annoncé la fin anticipée dela corrida après que deux taureaux eurent encorné et blessé les trois toreros, qui ont dû être hospitalisés.

 

L’Arène de Madrid imprégnée de sang, cette fois celui des toreros. Trente-cinq ans après l’uniquecas dans les annales de la plaza de toros ‘Las Ventas’, hier le spectacle a été interrompu par manque de matador.

http://www.leggilo.net/138046/tori-scatenati-per-la-prima-volta-in-35-anni-si-interrompe-la-corrida-3-matador-incornati-foto.html

À huit heures du soir, après toute justeune heure de corrida, les haut-parleursont annoncé la fin anticipée: l’un après l’autre les trois toreros ont été transportés à l’infirmerie.

Seules deux bêtes ont été grièvement blessées, même pas une chacun (en règle générale chaque torero affronte deux taureaux).

http://100passijournal.info/madrid-feriti-tre-toreri-a-las-ventas-corrida-sospesa/

Dès que les clarinette sont marqué le début de la tauromachie, la tension était à son comble dans le public.

Le premier à se produire est David Mora, qui a attendu la sortie de Deslìo (tel était le nom de l’animal que le sort lui avait attribué) à genoux devant le portillon des torils, mais il n’a pas réussi à tromper la bête avec lecapote (la grande cape) et il a étéencorné à l’épaule. Il a ensuite été projeté en l’air plusieurs fois comme une balle de tennis, avant de retomber à terre avec l’artère fémorale dela jambe gauche sectionnée (il avait une blessure de 30 centimètres au quadricepset une autre à l’aisselle).

 

https://www.youtube.com/watch?v=fh4EFiKLMEY&index=1&list=RDfh4EFiKLMEY

Tandis que le public criait horrifié, Deslìo regardait autour de lui, probablement terrorisé lui aussi.

C’est le deuxième matador à l’affiche, le Sévillan Antonio Nazarè, qui l’a tué, avant de se retrouver à l’infirmerie un peu plus tard.

Le deuxième taureau de la soirée, Fetèn, a frappé Nazarè et lui a fracturé la rotule droite


puis il a encorné à plusieurs reprises en le faisant tournoyer le troisième matador, Saúl Jiménez Fortes, un jeune torero de Malaga qui a été transpercé alors qu’il allait tuer le taureau avec l’épée.


http://ricerca.repubblica.it/repubblica/archivio/repubblica/2006/09/17/chiesi-hemingway-di-regalarmi-la-sua-storia.htm

< Feten >

mortellement blessé plie les pattes et ex hale le dernier soupir. Jemenez, quoique blessé et couvert de sang, s’est remis debout pour lui rendre l’honneur des armes et le public applaudit, car comme Deslìo, il avait mérité son respect inconditionnel.

Avec les trois protagonistestous à l’infirmerie, et le cadavre de Feten au centre de l’arène, le président de ‘Las Ventas’ ne put que suspendre la corrida et la remettre à une date indéterminée.

http://video.corriere.it/spagna-incornati-tutti-toreri-sospesa-corrida-madrid/a472962e-e10d-11e3-90e5-e001228dc18c

Cette vidéo, qui n’est pas à recommander aux mineursni aux personnes sensibles, rend parfaitement l’idée et se veut être un petit hommage au magnifique conteur d’histoires Hemingway et au journaliste Clerici, auquel il a fait cadeau dela bellehistoire dela mort de ‘Romero’ et de son grand Amigo’, dont ‘Deslìo’ et ‘Fetén’ semblent une réincarnation.

‘Deslìo’

Cette fois il ne s’est pas fait berner et bafouerpar un piètre torero comme le crâneur David Mora, qui a bêtement attendu sa sortie à genoux devant le portillon des torils, caché sous la capote.

 

‘Amigo’

ressuscité cette fois ne s’est pas laissé duper. Il a couru sur lui à toute vitesse et l’a projeté en l’air, en le retournant plusieurs fois.

une punition exemplaire et méritée pour l’énième fourberie.

La course de taureaux n’est pas un sport au sens anglo-saxon du mot,c’est-à-dire que ce n’est pas un combat égal ou un essai de combat égalentre un taureau et un homme. C’est plutôt une tragédie ; la tragédie de la mort d’un taureau, qui est jouée, plus ou moins bien, par le taureau et l’homme qui y participent… »

Il y a danger pour l’homme, mais le fondement de cette tragédie est la mort certainede l’animal.

Ainsi écrivait Ernest Hemingway après avoir assisté à sa première corrida comme reporter en Espagne.

Mais pour comprendre la force et la résistance dont ont fait preuve ces deux taureaux, tués tous les deux, il faut relire avec attention le compte-rendu publié dans ‘La Repubblica’ par Mauro Mitrotti, responsable de la campagne pour l’abolition des corridas et la suspension de toute subvention en leur faveur.

« Transportés dans de longs voyages sans eau ni nourriture des pâturages où ils vivent jusqu’à l’âge de quatre ans environ,aux arènes, avant la corrida les taureaux sont souvent isolés dans le noir, battus, soumis à l’administration de purgatifs si ce n’est de drogues. Les pointes des cornes sont mutilées à vif pour qu’elles soient plus sensibles à la douleur. Sur les sabots et les pattes du taureau on verse de l’essence de térébenthineet des acidesqui lui provoquent des brûlures, et on enduit leurs yeux de vaselinepour rendre leur vision floue; on enfonce du coton dans leurs narines qui descend jusque dans la gorge dans le but de rendre irrégulière leur respiration. Pour combattre leur mansuétude naturelle et les énerver on leur introduit ensuite des aiguilles dans la chair et dans les testicules ».

« En entrant dans l’arène le taureau est donc déjà épuisé, endolori et terrorisé. La seule chose qu’il se propose, c’est sortir de là. Mais pour lui les choses ne font que commencer. »

« Les picadors lui plantent leurs piques dans le cou, poussant au massacre des chevaux sous sédation et confus qui plus d’une fois se font éventrer et en tout cas n’arrivent pas à la fin de la saison des corridas. Puis c’est le tour des banderilles, javelot sen acier qui finissent de déchirer les muscles dorsaux del’animal, qui à partir de ce moment-là sera obligé de garder la tête baissée: la couleur rouge de la muleta, la cape du matador, en réalité sert à masquer les giclées de sang qui–peut-être–pourraient impressionner le public. Rarement le coup décisif du torero tue le taureau sur le coup, et quand on lui coupe les oreilles en guise de trophéeet qu’il est traîné à l’abattoir il est encore presque toujours conscient ».

http://richiamo-della-foresta.blogautore.repubblica.it/2013/09/19/basta-fondi-europei-alla-corrida-non-sovvenzioniamo-lorrore/

Mais mardi 20 mai 2014 à Madrid deux taureaux

<Deslío> et < Fetén >

ont réussil’exploit impossible, digne du légendaire

‘Chevalier dela Manche’

Ils se sont rués sur leurs assassins, les ont affrontés et ont

« gagné »

Cœur à cœur

Me Giovanni Salvati

Un homme ne peut changer le monde
mais il peut diffuser un

« message »

qui peut changer le monde